Thursday, February 4, 2010

Estelle et Hélène

En lisant Huis Clos et Le sang des autres, j’ai été frappée par les similarités entre Estelle et Hélène. Malgré le fait qu’elles ont des buts extrêmement différents, je trouve qu’elles utilisent les mêmes moyennes pour obtenir ce qu’elles veulent. En plus, elles essayent de se définir dans plus ou moins la même façon.
Pour commencer, regardons ce qu’elles font pour obtenir leurs désires. Estelle s’ennuie avec son mari, alors elle trouve un amant, sans penser aux sentiments de son mari. Puis, quand elle se trouve enceinte, elle tue l’enfant sans penser ni à l’enfant, ni à son amant, le père du bébé. En plus, quand elle dit, « [Mon amant], il a fait ce qu’il a voulu » (Sartre, 61) on a l’impression qu’elle n’a même pas compris pourquoi son amant s’est suicidé, car elle n’arrive qu’à voir ce qu’elle veut, et bien ce qu’elle doit faire pour l’avoir. On voit une situation pareille quand Hélène décide de se saouler et se faire mal afin de punir Jean. Elle utilise un homme sans se soucier de ses émotions, puis quand elle se trouve enceinte, elle décide de l’avorter, et comme Estelle, elle ne pense pas de tout à l’enfant ; ce n’est que quelque chose qui l’empêche de vivre comme elle veut.
Aussi, quand Estelle se rende compte qu’elle a besoin de Garcin, puisqu’il ne reste que lui comme homme pour la désirer, elle n’hésite pas de dire tous ce qu’il veut entendre, pour lui plaire. Elle s’en fout si Garcin est lâche, et ça l’énerve qu’il veut en parler, et elle dit « Si tu savais comme ça m’est égal » (Sartre, 80). Elle ne fait rien pour l’aider, car elle n’essaye qu’à le convaincre de la désirer. Hélène est similaire, et comme Jean dit, « Pour ne pas [s’] ennuyer, [elle] n’hésite pas à empoisonner trois personnes » (Beauvoir, 95). Il parle du fait qu’elle a menti à Madeleine, Paul et Jean et détruit leur soirée ensemble, tout pour avoir du temps pour parler avec Jean sans les autres. Comme Estelle, elle ne voit pas les sentiments des autres, alors quand elle décide de faire quelque choses, c’est simplement ce qu’elle veut en ce moment-là.
Ensuite, dans les deux livres il y a l’idée qu’on doit se définir. Estelle dit plusieurs fois qu’elle a besoin des miroirs pour se reconnaître. Elle dit « quand je ne me vois pas, j’ai beau me tâter, je me demande si j’existe pour de vrai » (Sartre, 44). Pour se sentir qu’elle a de la valeur, elle a aussi besoin d’être regardée par les hommes. Alors, elle a toujours besoin de Garcin, mais jamais d’Inès, qui « ne compte pas » (Sartre, 74) car elle est une femme. Hélène aussi doit se définir, et la première fois qu’elle y pense, elle n’est pas contente, et pour se consoler elle va tout de suite à son miroir, ou elle regarde ses yeux et son visage avec « un peu d’exaltation » (Beauvoir, 56). Bien qu’elle se sent mieux quand elle peux se voir, cela ne dure pas longtemps, car elle, comme Estelle, ne peut pas être satisfaite avec elle-même sans un homme. Et pour elle, cet homme doit être Jean, car elle croit que Jean a le pouvoir de la définir, et donner un sens à sa vie. Elle se fâche quand Jean ne l’aide pas, et elle dit « Ça vous est égal que je croupisse dans ma peau sans savoir que devenir » (Beauvoir, 75). C’est à dire qu’elle croit que c’est la responsabilité de Jean de s’occuper de l’essence d’Hélène, elle ne peut rien faire sans lui. Plus tard, elle va même plus loin quand elle dit « Je n’existe pas pour lui. Je n’existe pas du tout » (Sartre, 101). Ces deux femmes, bien qu’elles ont des vies vraiment différentes, font des choses qui me font croire qu’elles sont faites de la même essence.

No comments:

Post a Comment