Tuesday, March 23, 2010

Le theme de l'opposition dans Les Gommes et L'Amant

Les Gommes et l’Amant sont deux œuvres des écrivains du Nouveau Roman. Ils mettent l’accent sur l’opposition de plusieurs thèmes.
Deux œuvres, deux auteurs, de sexe différent, ces deux auteurs peignent avec insistance le présent et le passé .Ce présent n’est-il pas dans Les Gommes la situation d’insécurité qui prévaut dans la ville. Il est le résultat de beaucoup de meurtres entre autres M. Dupont, Pauline. Les crimes crapuleux se sont accrus dans la ville installant une psychose. Paradoxalement, c’est la raison pour laquelle Alain Robbe-Grillet prend soin d’exposer le passé pour souligner l’extrême disparité car la ville était un havre de paix où les honnêtes citoyens menaient une vie paisible mais maintenant elle devient le théâtre de plusieurs crimes. Il y a eu régulièrement depuis neuf jours, un assassinat par jour et chaque jour entre sept et huit heures du soir 34
Parallèlement à Robbe-Grillet, Marguerite Duras abonde dans le même sens, elle place le présent au cœur de son roman les questions fondamentales plus particulièrement la famille de la narratrice qui est tenaillée par la pauvreté. Il résulte de cette situation le chômage de ses deux frères et la prostitution de la narratrice. La prostitution de la jeune fille montre qu’elle est intéressée par le matériel tandis que son amant le chinois est à la quête d’une jouissance sexuelle. Donc deux personnes différentes qui n’ont pas les mêmes motivations, le même statut social…
Dans le même sillage, elle mentionne la vie du jeune homme quand il était en France: ses études, ses aventures avec les femmes et sa déchéance. Contrairement à cela elle met l’accent sur les aventures amoureuses entre le chinois et la narratrice pour souligner le présent. Elle explore aussi le passé du père du chinois pour fouiller les origines de sa richesse.
De plus, dans ces deux romans, il y a une confrontation entre la jeunesse et la vieillesse. Dès la première page de L’Amant, par un paradoxe, Marguerite Duras décrit que la jeunesse est inhérente à la vieillesse. Par le biais d’une rétrospective, elle précise que la narratrice qui regorgeait des qualités esthétiques Tout le monde dit que vous étiez belle quand vous étiez jeune.9. En même temps, Duras fait une description physique du personnage principal une manière de montrer les traits saillants de la vieillesse J’ai un visage lacéré de rides sèches et profondes a la peau cassée.10 La vieillesse est incarnée par Madame Smite et Daniel Dupont.
L’absurdité dans L’Amant s’explique d’une part par le comportement irrationnel des deux amants et leur désir ardent à la quête de la jouissance sexuelle. Ce renversement brutal des valeurs morales a un impact négatif certain sur la vie de la narratrice mais aussi sur celle de la ville. Elle souligne l’extrême disparité entre l’absurdité et la vérité. La mère symbolise la vérité et la fille incarne l’absurdité Elle me tuera si elle apprend la vérité 55.
Dans ce même sillage, dans Les Gommes, les crimes et les comportements des différents personnages justifient l’absurdité particulièrement les allégations fausses du docteur Juard soulignent l’absurdité car pire il fait une usurpation de fonction : Je suis chirurgien, j’ai pratiqué beaucoup d’opérations 81. De plus, il n’a aucun respect pour l’éthique et la déontologie : Je l’ai opéré immédiatement 81. Il résulte de cette absurdité, la transgression de l’ordre sociétal par les personnages qui incarnent la liberté. Cela s’explique par le rapport sexuel entre le chinois et la narratrice dans L’Amant mais aussi par le comportement de Garinati et celui du docteur Juard. Paradoxalement à la narratrice, la mère a des qualités morales La mère n’a pas connu de jouissance 50 tandis que la fille a transgressé. Dans cette optique la maman représente la morale par contre la fille ne respecte pas les principes fondamentaux de sa société.
Le thème de la mort et de la vie reviennent sans cesse dans les deux œuvres avec les différents assassinats dans Les Gommes mais également la mort de Betty Fernandez, la mort du petit frère et le père de la narratrice dans L’Amant. Malgré, cette tristesse la vie continue dans la ville : C’est une ville de plaisir 55. De même, l’auteur fait une description détaillée du bateau pour montrer l’opposition, la disparité entre le mariage et la mort.

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